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Le calcul part des ressources réservées et des données d’usage fournisseur. Il convertit ces activités en énergie et en fabrication allouée. Le coût financier ne constitue pas une unité physique : remises et taxes n’ajoutent pas de consommation.
Préparer les données
| Ressource | Quantité à recueillir | Conversion |
|---|---|---|
| VM ou conteneur | Nombre, vCPU, RAM, heures | vCPU.h et Go RAM.h |
| Stockage | Capacité physique et durée | Go.h, copies incluses une seule fois |
| Fonction | Durée, invocations, ressources réservées | Selon la correspondance documentée du fournisseur |
| Service managé | Unités techniques ou architecture | Signaler les ressources non observables |
Une fonction peut être étudiée après conversion documentée en ressources-temps ; aucun forfait universel par invocation n’est appliqué.
L’énergie IT est la somme des ressources × heures × puissance unitaire. Elle est ensuite multipliée par le PUE, puis par le facteur électrique retenu pour la région et sa part renouvelable, selon la convention détaillée ci-dessous. Les puissances préremplies sont des coefficients historiques modifiables, pas des mesures du fournisseur.
La fabrication est allouée au temps de réservation : fabrication attribuée à la ressource × heures / durée de vie en heures. Le facteur par VM doit déjà inclure sa part du serveur, hors stockage compté séparément.
Méthode détaillée et services managés
De la facturation à une activité physique
Chaque ligne d’usage relève du calcul, de la mémoire, du stockage, du réseau ou d’un service managé. Elle est décrite par un identifiant de ressource, une région, une période, une quantité et une unité. Les exports de facturation peuvent faciliter la collecte, mais une remise ou une ligne en euros n’est pas une mesure de ressources physiques.
- Facturation et usageService, région, quantité, durée
- Matériel associéParts de CPU, RAM, stockage ou GPU
- Énergie et fabricationConsommation et fabrication allouées
- ImpactsFacteurs compatibles, par indicateur
Une ligne est évaluée par une seule voie. La correspondance matérielle remplace l’estimation monétaire dès qu’elle devient disponible.
| Service | Unités utiles | Difficulté d’interprétation |
|---|---|---|
| VM et conteneurs | vCPU.h, Go RAM.h, GPU.h | Allocation hôte, surallocation, charge réelle |
| Stockage objet ou bloc | Go.h, opérations, réplication | Capacité logique ou physique, classe de stockage |
| Serverless | Invocations, secondes, mémoire et CPU réservés | Démarrages à froid, concurrence, capacité de fond |
| Base de données managée | Ressources-temps, stockage, I/O, sauvegardes | Architecture masquée, réplication et services de gestion |
| Réseau | Go par trajet ou segment | Frontière, pays et phases du facteur |
Calculer énergie et fabrication
Pour un lot de VM identiques :
est le nombre de VM, les vCPU par VM, les Go RAM par VM, les capacités physiques totales SSD/HDD et les heures. Les coefficients sont des puissances moyennes réservées, pas un TDP multiplié arbitrairement par un taux CPU.
est déjà la part de fabrication d’un serveur attribuée à une VM, hors stockage. Multiplier la fabrication du serveur entier par le nombre de VM créerait un double compte. Le PUE intervient ensuite dans l’électricité ; il ne modifie pas .
Services managés, régions et cas sans correspondance matérielle
Une architecture fournisseur documentée permet une conversion du service en ressources-temps. Un facteur de service compatible constitue une autre voie, à condition de connaître les postes déjà couverts.
Services non reconnus : recours temporaire à un facteur monétaire
Pour un service cloud non encore reconnu, par exemple une nouvelle offre, un facteur monétaire adapté permet une estimation provisoire en attendant la règle qui reliera ce service à une capacité matérielle.
est la dépense dans la devise du facteur. Pour chaque indicateur , est exprimé en unité d’impact par unité monétaire. Par exemple, des USD multipliés par des kg CO₂e/USD donnent des kg CO₂e.
Cette approche s’applique à tout indicateur disposant d’un facteur adapté. Sans facteur pour un indicateur, son impact reste non évalué. Le calcul ne reconstitue pas de capacité matérielle.
Pour un service sans correspondance matérielle. L’estimation est identifiée séparément, puis remplacée par le calcul matériel lorsqu’il devient disponible, sans cumul.
Le facteur précise sa devise, son année, sa zone et son périmètre. La dépense suit la même convention monétaire.1
Exclure les licences et le support de cette voie évite de les assimiler à une consommation de matériel cloud ; cela ne signifie pas que leur impact est nul.
Électricité des régions cloud
Pour un service multirégion, l’activité, la réplication, le stockage et l’électricité sont répartis par région. La convention cloud Fruggr utilise les impacts renouvelables « green » des données D4B pour la part renouvelable (REF). Cette part conserve les impacts de cycle de vie de la production électrique.2
Pour un indicateur , une région et une période données :
est une proportion entre 0 et 1. est le facteur du mix de consommation et celui de sa production renouvelable, avec une méthode et une unité compatibles. L’impact d’usage vaut . À 100 % de renouvelable, le facteur est , pas zéro. Le PUE s’applique une seule fois.
La provenance, la période et l’échelle du REF sont explicitées. Cette convention est distinguée de la lecture géographique au mix moyen décrite dans les facteurs électriques. Si le REF ou le facteur « green » manque, le repli sur le mix moyen est signalé ; la donnée manquante n’est pas remplacée par zéro. L’exemple interactif ci-dessous conserve cette lecture au mix moyen, sans appliquer de REF.
Les durées réelles priment sur 730 h/mois. Les ressources arrêtées peuvent encore réserver du stockage ou d’autres capacités. Une contribution nulle suppose l’absence de ressources encore provisionnées. Un GPU nécessite un profil propre ; les coefficients CPU ne le décrivent pas.
Contrôler l’exhaustivité
Le nombre de ressources et les périodes sont rapprochés de l’inventaire fournisseur. La restitution précise la part des activités sans correspondance, les conversions documentées et les doublons exclus. Un total précis sur les VM connues peut couvrir une faible part d’une plateforme largement managée.
Situer ce calcul par rapport au RCP cloud
Le calcul D4B par ressources et puissances est une estimation explicite. Le RCP cloud définit des unités pour le bâtiment et ses équipements techniques, les équipements informatiques et les services IaaS. Un facteur de VM peut donc déjà couvrir des postes absents de notre exemple.3
L’utilisation d’un facteur fournisseur dépend de son unité, de sa période, de ses ressources et des phases incluses. Un PUE, un bâtiment ou une fabrication de serveur déjà couverts ne s’ajoutent pas au facteur. Le stockage peut être attaché à la VM ou constituer un service distinct.
Choisir une voie de calcul cohérente
Le RCP applicatif privilégie les données issues du RCP cloud. À défaut, il décrit une voie alternative ; il demande une voie cohérente entre les contextes serveurs de l’étude. Le présent exemple D4B ne se présente pas comme un calcul conforme au RCP cloud.4
Le RCP cloud de juin 2026 ne prend pas les GPU en compte dans ses allocations. Pour l’IA, la décomposition spécifique des accélérateurs et ses limites restent donc nécessaires. Le RCP applicatif cite une édition cloud d’avril 2025 : leur articulation suppose d’identifier explicitement l’édition effectivement utilisée.
Périmètre à compléter
L’exemple ci-dessous couvre les VM et leur stockage, pas une plateforme cloud complète.
| Dans l’exemple | À ajouter si présent dans le service étudié |
|---|---|
| Fabrication allouée des VM et du stockage SSD/HDD, électricité d’usage et PUE | Réseau, GPU, services de gestion et fabrication du bâtiment |
Pour interpréter le résultat :
- Compter chaque ressource une seule fois. Les VM d’une base managée déjà inventoriées ne sont pas ajoutées à nouveau.
- Comparer le même service rendu. Changer le pays modifie ici l’électricité d’usage, pas la fabrication.
- Distinguer allocation et réduction physique. Une part d’impact plus faible ne prouve pas que le fournisseur consomme moins.
Les valeurs préremplies sont des hypothèses d’illustration. Les facteurs électriques proviennent de D4B 20255. Cloud Carbon Footprint documente l’approche par ressources et puissances6 ; ses coefficients dépendent du matériel et de la charge et ne remplacent pas une mesure représentative.
Les règles communes sont détaillées dans Périmètre et unité d’analyse, Allocation et Double comptage.
Exemple interactif
Cet exemple met en application les calculs et les limites présentés ci-dessus. Le simulateur couvre un lot de VM identiques et du stockage SSD/HDD.
Ex: quatre VM de 4 vCPU et 16 Go RAM, avec 2 000 Go SSD et 500 Go HDD physiques pendant 730 h, donnent 61,65069 kWh IT avec les coefficients affichés. Avec PUE 1,2 et le facteur Irlande 2025, l’usage vaut 19,29 kg CO₂e. Les hypothèses de fabrication affichées ajoutent 9,5 kg : 28,79 kg CO₂e de sous-total.
Ajuster les hypothèses
Non évalué : Réseau, services managés non inventoriés et fabrication du bâtiment.
Détail des résultats et quantités
| Poste | kg CO₂e |
|---|---|
| Fabrication allouée | 9,5 |
| Électricité du site · 73,98 kWh | 19,29 |
- Calcul réservé : 11 680 vCPU.h
- Mémoire réservée : 46 720 Go.h
- Énergie IT : 61,65 kWh
Les activités et l’hébergement préremplis sont des hypothèses d’exemple. Le résultat couvre le climat ; les postes non évalués restent signalés.
Facteurs utilisés et conventions du simulateur
Électricité : moyennes nationales D4B 2025. Le pays d’usage ne modifie pas la fabrication. Les facteurs réseau restent inconnus tant qu’ils ne sont pas renseignés ; ils doivent couvrir le trajet complet, fabrication et usage inclus. Dans cette illustration, la distance du modèle D4B par Go·km est intégrée en amont dans le facteur de trajet par Go.
Cloud Carbon Footprint : conversion des activités. Les coefficients préremplis sont des hypothèses historiques modifiables, pas des mesures du fournisseur étudié.