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Version: v2 beta

Applications natives : mobiles et ordinateurs

Une application native s’exécute sur un smartphone, une tablette ou un ordinateur. Son évaluation relie distribution, activité du terminal, réseaux et hébergement éventuel. La fonction de référence peut être une consultation de compte, un trajet calculé ou un document produit, à service comparable.

Le même cadre couvre les applications installées hybrides ou multiplateformes. Leur langage ne détermine pas leur impact : les ressources réellement mobilisées font foi. Le contenu exécuté dans une vue web suit Service web, sans ajouter deux évaluations complètes du même parcours.

Préparer les données​

ActivitéDonnées nécessaires
SessionsNombre, durée active, octets échangés
InstallationsNombre de téléchargements et poids réellement téléchargé
Mises à jourNombre et poids des téléchargements, différentiels si disponibles
TerminalFamille mobile ou ordinateur, système, puissance et durée de vie
InfrastructureÉnergie et fabrication allouées à l’application

Les notifications, SDK, publicités et appels tiers appartiennent aux flux observés ou à un inventaire séparé. La part cellulaire décrit le réseau utilisé : un smartphone en Wi-Fi relève du trajet fixe, tandis qu’un ordinateur peut utiliser une connexion cellulaire.

Les transferts valent sessions × Mo/session + installations × Mo/installation + mises à jour × Mo/mise à jour. La division par 1 000 donne des Go décimaux.

Le profil moyen applique un facteur de fabrication déjà alloué par seconde. En mode personnalisé, la fabrication est répartie sur le temps actif rapporté à la durée de vie calendaire. Son électricité est calculée à partir de la puissance moyenne du profil. L’écran, les capteurs et les traitements intensifs peuvent nécessiter des profils distincts.

Méthode détaillée et cas particuliers​

Séparer distribution, sessions et arrière-plan​

Pour NN sessions, nin_i installations et nun_u mises à jour, le volume transféré en Go est :

G=Nss+nisi+nusu1000G=\frac{N s_s+n_i s_i+n_u s_u}{1000}

Les tailles ss,si,sus_s,s_i,s_u sont en Mo réellement téléchargés. Une mise à jour différentielle ne représente pas nécessairement le poids complet du package. Un utilisateur conservant une version ancienne ne reçoit pas automatiquement toutes les mises à jour.

Le temps actif vaut H=Nt/3600H=N t/3600. Le profil moyen sélectionné fournit une puissance et une fabrication allouée par seconde. Pour un profil personnalisé, la fabrication se répartit sur la durée de vie calendaire. Des mesures distinctes décrivent les fonctions fortement consommatrices : caméra, GPS, rendu 3D ou inférence locale. Une moyenne smartphone ne les décrit pas fidèlement.

ActivitéMesure à privilégierTraitement
Premier lancementTéléchargement, décompression, initialisationAjouter aux sessions ou isoler un parcours
Cache localOctets réellement transférés, durée et taille du stockageNe pas déduire deux fois les hits de cache
Notifications et synchronisationRéveils, octets, temps CPU et énergie en arrière-planAjouter une activité distincte
SDK et services tiersAppels, publicités, télémétrie, cartographieInclure dans les flux ou inventorier séparément
InfrastructureÉnergie et fabrication allouéesInclure le repos et les ressources réservées
Activités d’une application mobile
  1. InstallationTéléchargement
  2. SessionÉcran et traitements
  3. Arrière-planSynchronisation
L’activité peut continuer après l’extinction de l’écran.

Parcours schématique, sans échelle de durée. Les mises à jour s’ajoutent lorsqu’elles sont effectivement téléchargées.

Spécificités mobiles et ordinateurs​

La décomposition reste commune ; les observations diffèrent selon la plateforme.

Point observéApplications mobilesApplications sur ordinateur
Terminal et affichageSmartphone ou tablette, luminosité, écran actif ou éteintPortable ou fixe, écran intégré ou externe, périphériques mobilisés
Traitements locauxGPS, caméra, capteurs, rendu et inférence localeCalcul CPU/GPU, rendu, indexation et traitements de fichiers
Arrière-planNotifications, synchronisations et restrictions iOS/AndroidServices résidents, synchronisations, veille et gestion d’énergie du système
DistributionPackage adapté au terminal, store, mises à jour différentiellesInstallateur, store ou déploiement d’entreprise ; téléchargements et caches effectivement utilisés

Sur mobile, l’activation des radios, des capteurs et les réveils du terminal peuvent contribuer au-delà du seul volume de données. Les conditions de réseau, de luminosité et d’usage des capteurs accompagnent donc les mesures.1 Les restrictions d’arrière-plan du système influencent l’activité réellement exécutée : une synchronisation programmée n’équivaut pas toujours à une synchronisation réalisée.2

Sur ordinateur, une application ouverte n’est pas nécessairement active en continu. Le scénario distingue travail, attente, traitements en arrière-plan et veille ; la gestion d’énergie peut limiter une application inactive.3 Les écrans ou périphériques déjà inclus dans le profil ne sont pas ajoutés une seconde fois.

Un fonctionnement hors ligne conserve les calculs et le stockage locaux. Seuls les transferts et traitements distants réellement absents sont exclus. La conception, les tests et la maintenance suivent le cycle de vie du service, au-delà de cet exemple d’exploitation.

Mesurer le surcoût d’une fonction et traiter les usages simultanés​

La comparaison repose sur des mesures répétées avec et sans la fonction, à luminosité, réseau, batterie et état thermique comparables. Une différence énergétique mesure un surcoût dans ce protocole ; elle ne répartit pas automatiquement la fabrication ni l’énergie commune du terminal.

Une session combinant audio, navigation et écran nécessite une règle d’allocation des ressources communes. La somme attribuée aux applications ne doit pas dépasser l’inventaire du terminal. Le temps d’arrière-plan ne peut pas être assimilé sans correction à un écran allumé.

Le simulateur n’ajoute pas automatiquement ces activités. Lorsqu’elles sont significatives, leur estimation constitue un complément explicite au sous-total. Une application hybride partageant du contenu web doit éviter de compter deux fois le même parcours.

Audience, notifications et continuité avec le modèle historique​

L’inventaire distingue les systèmes et leurs versions : iOS et Android sur mobile, Windows, macOS ou Linux sur ordinateur. Les pays et les familles de terminaux complètent ces groupes. Le nombre de sessions mesure une activité ; le nombre d’utilisateurs décrit une population. La répartition des sessions par pays n’est assimilable à celle des utilisateurs que si leur fréquence d’usage est comparable.

Pour les notifications, le volume dépend de la population ayant accepté leur réception, du nombre effectivement délivré et de leur taille. Un taux d’acceptation déjà inclus dans le nombre délivré ne s’applique pas une seconde fois. L’évolution de l’audience pendant l’année influence aussi les mises à jour reçues. Le poids d’un package adapté au terminal peut différer du poids annoncé sur le store.

Le modèle historique mobile décrit séparément distribution, sessions et hébergement. L’extension aux ordinateurs conserve cette décomposition, avec des profils matériels, des activités et des données de distribution propres à chaque plateforme. Ses conversions binaires et son allocation d’une consommation annuelle TEC restent distinctes des Mo décimaux et des puissances moyennes de l’exemple ci-dessous. Une reprise de résultats nécessite ces métadonnées ; les deux calculs ne sont pas présentés comme équivalents.

Choisir l’unité de restitution​

Le total de période additionne la distribution, les sessions et l’infrastructure. Un impact par session peut inclure une part de distribution, mais ce choix doit être annoncé. Une comparaison fonctionnelle porte sur une tâche accomplie, à taux de réussite, qualité et disponibilité constants.

Périmètre à compléter​

Le calcul ne déduit pas l’énergie réelle d’une application à partir du seul type de terminal. Les valeurs préremplies sont un exercice ; des mesures de parcours représentatifs permettent de les remplacer. Les facteurs réseau sont à renseigner et les services tiers non inventoriés restent exclus.

Une audience variée se décrit par profils de terminaux, réseaux et pays distincts. Les usages simultanés demandent une règle d’allocation qui ne dépasse pas l’impact total du terminal. Un même parcours ne s’additionne pas à sa propre évaluation dans Service web.

Pour cadrer le résultat : périmètre et unité d’analyse, allocation et double comptage.

Les facteurs électriques sont issus de l’instantané D4B 20254. Les activités et données d’hébergement préremplies sont des hypothèses de l’exercice. Les facteurs et conventions sont consultables sous le simulateur.

Le poids des mises à jour et les transferts par session contribuent séparément au trafic dans le simulateur. Réduire la durée d’une session n’est un progrès comparable que si la même fonction est accomplie.

L’énergie d’hébergement reste une entrée indépendante. Elle ne diminue pas automatiquement avec les octets transférés ou le temps d’écran.

Exemple interactif​

Le choix du terminal illustre une application mobile ou sur ordinateur. Le smartphone présélectionné reste un scénario pédagogique ; changer de profil ne mesure pas la consommation réelle de l’application.

Ex: 10 000 sessions à 2 Mo, 1 000 installations à 50 Mo et 2 000 mises à jour à 20 Mo donnent 110 Go. À trois minutes actives par session, le temps terminal vaut 500 h.

Paramètres de l’exemple
Ajuster les hypothèses
Sous-total calculé25,56 kg CO₂e
0,002556 kg CO₂e / session

Non évalué : Facteur réseau fixe absent ; Facteur réseau cellulaire absent ; Services tiers non inventoriés et fabrication du bâtiment.

Détail des résultats et quantités

Postekg CO₂e
Terminal : fabrication allouée1,652
Terminal : électricité · 2,366 kWh0,07555
Réseau fixeNon évalué
Réseau cellulaireNon évalué
Hébergement : fabrication allouée20
Hébergement : électricité · 120 kWh3,831
  • Distribution de l’application : 90 Go
  • Temps terminal cumulé : 500 h
  • Transferts : 110 Go

Les activités et l’hébergement préremplis sont des hypothèses d’exemple. Le résultat couvre le climat ; les postes non évalués restent signalés.

Facteurs utilisés et conventions du simulateur

Électricité : moyennes nationales D4B 2025. Le pays d’usage ne modifie pas la fabrication. Les facteurs réseau restent inconnus tant qu’ils ne sont pas renseignés ; ils doivent couvrir le trajet complet, fabrication et usage inclus. Dans cette illustration, la distance du modèle D4B par Go·km est intégrée en amont dans le facteur de trajet par Go.

Terminaux : configurations paramétriques illustratives. Les profils sont calculés par composants et incluent leur écran. Les groupes ordinateur et mobile utilisent respectivement 60 % de portables et 95 % de smartphones, pondérés par le temps actif. Ce sont des compositions fictives, pas des moyennes mesurées. Le facteur de fabrication par seconde est déjà alloué sur la durée de vie.

Profil courant : 4,733 W · 0,003305 kg CO₂e/h de fabrication allouée.

La fabrication est répartie sur la durée de vie calendaire (8 760 h/an). Le mode personnalisé remplace le profil calculé ; il ne s’y ajoute pas.

Notes de bas de page​

  1. Apple, Energy Efficiency Guide for iOS Apps, « Fundamental Concepts », mise à jour du 13 septembre 2016, sections « Networking operations », « Location » et « Fixed Cost and Dynamic Cost ». Guide archivé ; principes physiques, sans reprise de ses coefficients numériques. ↩

  2. Google, Background tasks overview, mise à jour du 26 février 2026, sections « Terminology » et « Task scheduling APIs ». Les règles d’exécution dépendent de la version du système. ↩

  3. Apple, Energy Efficiency Guide for Mac Apps, « Extend App Nap », mise à jour du 13 septembre 2016, guide archivé, sections « What App Nap Does » et « How App Nap Works ». Exemple de gestion de l’inactivité sur macOS, sans généralisation aux autres systèmes. ↩

  4. Digital4Better, instantané D4B 2025. Instantané 77cae4a, données 2025 ; revue du 16 octobre 2026. ↩